L'ombre et la lumière T3 extrait 2

Deuxième extrait du Tome 3. Où les apiens décident de faire escorter leurs convois de ravitaillement, et ce qui se passe ensuite.

« Nous ne pouvons pas attendre, constata l'Amiral Mohrt. Les chantiers d'Ini Sifosis ont un impérieux
besoin de leur ravitaillement.
- Du calme, Mohrt, du calme. Nous avons pu réunir une flotte conséquente pour escorter le convoi. Si
les humains essaient d'attaquer, ils trouveront à qui parler, cette fois.
- Quelle certitude avons-nous qu'ils attaqueront aussi celui-là ? demanda l'Amiral Rugann. Après tout,
rien ne dit qu'ils connaissaient la localisation de nos chantiers.
- Voyons Rugann ! Ne faites pas le palinou ! S'ils n'ont pas encore attaqué les chantiers, c'est uniquement parce qu'ils se doutent que nous avons mis des vaisseaux en nombre suffisant pour repousser un assaut de grande envergure. Ils ont eu accès à trop de données pour qu'on s'imagine encore que la localisation des sites leur est inconnue. Et comme pour Providence, ils doivent se dire que la meilleure façon de nous affaiblir est de désorganiser notre ravitaillement. Sans être certaine, je dirai qu'une attaque sur le convoi est plus que probable. »
Les Amiraux avaient vu juste, et une petite flotte humaine attendait le convoi de pied ferme.
« C'est l'heure, annonça le commandant du Cogneur, une frégate de la Résistance. Enclenchez les générateurs. »
L'ordre fut promptement exécuté. Quelques secondes plus tard, la frégate frémit de la proue à la poupe tandis que les générateurs de gravité amenés sur place par le transporteur d'escorte se mettaient en route.
« Alerte rouge ! Tout le monde à son poste de combat ! ordonna le Colonel Park. Communications, relayez l'ordre au Bélier et au Marteau, et au transporteur d'escorte. Ils seront là d'un instant à l'autre. »
Depuis le transporteur d'escorte, quinze escadrons de chasseurs décollèrent comme à la parade, tandis que les quatre bâtiments de la flotte levaient leurs boucliers.
Quelques minutes plus tard, toutes les alarmes de proximité se déclenchèrent sur le Cogneur. Comme une manœuvre bien répétée, les escadrons de chasseurs fondirent sur le croiseur qui sortait de l'hyperespace. Le Colonel Park affichait une mine réjouie : cela allait être du tout cuit.
Le croiseur répliqua en faisant feu de toutes ses pièces, tandis que ses ponts d'envol s'ouvraient pour
vomir des dizaines de chasseurs et qu'un halo étincelant marquait la levée d'un bouclier puissant. L'information mit quelques longues secondes à parvenir jusqu'au cerveau du Colonel.
« Monsieur, je crois qu'on a un problème, commença un opérateur senseurs.
- Et pas des moindres : ce croiseur est complètement opérationnel.
- Et il a des petits camarades qui viennent jouer avec lui », ajouta le deuxième opérateur senseurs.
Effectivement, devant les yeux effarés de la passerelle, un autre croiseur et deux frégates venaient de
rejoindre le lieu de l'embuscade. Le deuxième croiseur était, fort heureusement, celui qui servait de cargo, aussi ne représentait-il qu'une menace limitée. Cependant, c'était le cadet des soucis du commandant du Cogneur. Une frégate, deux corvettes et une poignée de chasseurs ne faisaient pas le poids, constata avec amertume le Colonel Park.
« Il faut battre en retraite, nous n'aurons pas le dessus. Communications, transmettez à Tango 1 de récupérer les générateurs, on ne peut pas les abandonner, et faites-le couvrir par les corvettes. Nous, on se charge de maintenir le croiseur à distance. »
Las ! Ignorant ce qu'était exactement le transporteur d'escorte et considérant sa taille impressionnante, le général qui commandait la flotte apienne l'avait pris pour cible. Le grand bâtiment n'était certes pas conçu pour encaisser un assaut frontal de la part d'un croiseur. Ses faibles boucliers cédèrent rapidement. La salve suivante le fit exploser, occasionnant en même temps la destruction de trois chasseurs humains et endommageant l'une des corvettes.
Le Colonel Park était atterré. Ses hangars étaient trop petits pour embarquer les générateurs et les chasseurs, et l'officier ne pouvait se résoudre à laisser ses hommes derrière lui. La corvette endommagée subit une charge vindicative d'une partie des chasseurs ennemis tandis que le croiseur s'intéressait finalement à la frégate du Colonel Park. On n'en sortira pas vivants, se dit-il. À situation désespérée, solution désespérée.

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